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RETOUR VERS LE FUTUR

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RETOUR VERS LE FUTUR

 Pour célébrer les cinquante ans de HOM, nous avons imaginé une vraie-fausse interview de Charles Belpaume fondateur de la marque en 1968 par Regine Weimar, actuelle directrice générale de HOM.

 

 La marque est née à Marseille en 1968, mais où et comment ?

À la Porte d’Aix. Nous n’étions que quelques uns et moi j’étais encore designer indépendant pour une marque de sous-vêtements pour femmes. Je faisais des allers- retours entre les différents locaux, puis finalement nous avons repris les locaux de cette marque.

Certains lieux de l’époque renaissent actuellement à Marseille.

Oui c’est vrai, je vois les barbiers, les petits ateliers qui ne font pas que de la retouche mais aussi de la création. Les consommateurs reviennent aux belles matières et à la créativité. Marseille a toujours été un carrefour de création dans l’univers du textile avec son ouverture sur la Méditerranée et ses multiples inspirations.

 Est-ce que l’esprit de la fin des années 60 est encore présent aujourd’hui ?

Oui car en mai 1968, pendant que d’autres montaient des barricades pour libérer les esprits, moi je revendiquais le droit aux hommes de pouvoir porter des sous-vêtements élégants ! Cela fait aussi passer quelques messages car aller vers la créativité et le confort c’est aussi s’occuper de soi. Et je retrouve cette idée aujourd’hui à travers la liberté de création des collections.

Les hommes ont-ils changé depuis 1968 ?

Oh oui, ils étaient plus pudiques, et ce n’était pas eux qui achetaient. Ils font aussi plus attention à eux et cela va dans le sens de notre travail. Les hommes portent aussi aujourd’hui beaucoup plus le boxer et c’est la forme qui leur va sûrement le mieux.

Une anecdote ?

La lettre en-tête de la Maison Blanche, signée de Bill Clinton qui nous remercie de lui avoir envoyé un modèle HO1 à ouverture horizontale, quelques mois avant la fameuse affaire Monica Lewinski.

Quel regard portez-vous sur le sous-vêtement et son univers actuel ?

Aujourd’hui non seulement il faut être légitime pour fabriquer un produit mais il faut aussi l’être pour communiquer, vos robots et leurs algorithmes sont les meilleurs amis du savoir-faire. Notre contenu et notre expérience partagée parlent pour nous. 

Et si Internet et les Réseaux sociaux avaient existé en 1968 ?

Cela aurait été un formidable accélérateur pour la marque car nous avions déjà compris qu’en plus des innovations et du style, il fallait raconter des histoires, c’est ce que nous faisions déjà avec nos campagnes de publicité Histoires d’HOM dans les années 70.

Votre plus grande fierté ?

Que mes idées et directions soient encore suivies aujourd’hui. De voir les équipes de création, toujours à Marseille, partager et trouver les meilleures solutions pour répondre à toutes les exigences pour les formes, les matières, le style. 50 ans après, j’observe qu’aucune autre marque ne peut prétendre avoir ce savoir-faire qui s’enrichit et se transmet à chaque saison.