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INTERVIEW : JOSIANE MANGIAPANE

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INTERVIEW : JOSIANE MANGIAPANE

S’il y a bien un mot pour qualifier Josiane Mangiapane, à la tête du contrôle qualité depuis 1968 chez HOM, c’est bien le savoir-faire. Rencontre avec celle qui a tout vu et tout entendu, ou presque.

 

Entrer dans une marque de sousvêtements pour homme en 1968 il fallait être culottée, non ?

J’ai été élevée dans une famille moderne, sans tabou. J’avais aussi étudié la couture en tant que pantalonnière et giletière donc l’univers masculin m’était familier. A l’époque je ne me suis pas dit que j’allais travailler « dans le slip » !

Quel homme était Charles Belpaume ? Un homme charmant et toujours avenant.

Il avait un sourire pour tout le monde, c’était quelqu’un de très coquet et professionnel. Il était un peu artiste, il avait une belle voix et il n’était pas rare de l’entendre chanter de l’opéra. C’était un créateur dans son nuage rose.

La première maison était donc bien à Marseille ?

Oui, à la Porte d’Aix. Nous étions une vingtaine au départ.  À l’époque, M. Belpaume était designer indépendant pour la marque de sousvêtements pour femmes Margaret, puis il s’est lancé chez les hommes en fondant la marque HOM.

Quel poste occupiez-vous au début ?

Distributrice, parce qu’il n’y avait pas assez de machines pour répondre à la demande. Lorsque la marque a été rachetée par le groupe Triumph, j’ai travaillé sur la qualité, les tissus, le contrôle des produits sur les chaines, les produits finis, les packagings, mais aussi sur les tests en laboratoire.

Vous avez mis en place le premier contrôle de qualité finalement ?

Oui, à Marseille et ensuite au Maroc pendant cinq ans.

Tous les HOM sont donc passés entre vos mains ?

Pas les hommes mais les HOM oui !

Vous avez vécu l’arrivée du modèle HO1 comme un évènement important ?

Très important. Surtout qu’il arrivait après le Tanga qui avait marqué les esprits avec les premières pubs à la télévision.

C’était un modèle sexy ?

On a encore plus sexy quelques années plus tard avec la collection Temptation et le Freddy. Les premiers modèles conçus avec une coque et très peu de tissu, dans les années 70, c’était osé mais également naturel.

Comment expliquer le savoir-faire chez HOM ?

Les personnes qui travaillent sur les coupes et les matières ont une grande expérience et partagent ce savoir-faire transmis également dans nos usines. Il y a un vrai travail d’équipe, ce qui nous permet de partager et de trouver les meilleures solutions, sur place et immédiatement. La création, les modèles et la qualité sont en un même lieu.

Qu’est–ce qui selon vous crée encore aujourd’hui la différenciation avec les autres marques ?

Le nombre de gammes et de modèles dans la collection. Chaque coupe correspond a un besoin et un public différent. Et ce n’est pas qu’une question de mode, mais bien de savoir-faire sur les matières et les coupes. Aucune autre marque ne possède tout cela.

Les hommes ont-ils changé depuis 1968 ?

Oh oui, ils étaient plus pudiques, et ce n’était pas eux qui achetaient. Les hommes portent aujourd’hui beaucoup plus le boxer et c’est la forme qui leur va le mieux.

Avez-vous vu renaitre à Marseille certains lieux de l’époque?

Des barbiers, oui, mais aussi des petits ateliers de broderies avec des points de croix et ateliers de retouches. Je crois que les consommateurs reviennent aux belles matières et veulent en prendre soin.

Si vous deviez retenir un modèle sur toute l’histoire de la marque ?

Le HO1 et son ouverture horizontale.

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